Chaque moment solo à Marie-Claire du répertoire des Séguin était une ballade facile d'écoute... Qui aurait cru qu'elle s'embarquerait davantage dans le monde prog ensuite? Pour le premier album éponyme de Marie-Claire lance en 1978, le réalisateur Louis Valois, bassiste d'Harmonium, invite plusieurs autres membres de ce groupe légendaire en studio tel que Neil Chotem (piano), Robert Stanley (guitare), Denis Farmer (batterie), Serge Fiori (guitare) et Libert Subirana (sax, flute). « Chanson d'amour pudique » distille les forces des membres ci-dessus dans un amalgam nouveau. On se croit de retour au quotidien en écoutant au début de « Requiem pour les vivants »... Surprise! Le refrain apporte réponse à Octobre, la voix à Marie-Claire s'élèvant au-delà de l'émotion de Pierre Flynn avant qu'on y apporte un solo « de nuit » tiré du saxophone de Subirana. Même les chansons les plus communes apportent parfois un as de pique prog, si ce n'est que pendant quelques secondes.

Rendu au deuxième album éponyme sortie en 1979, Subirana prend son tour comme réalisateur. Chotem retourne sur les claviers, rejoint par Serge Locat (encore ex-Harmonium) et Yvan Ouellet (ex-Toubabou), Pierre Hébert a la batterie (Octobre), Serge Vallières a la guitare (ex-Vos Voisins et VEBB), Yoland Houle à la basse électrique (ex-Eclipse), etc... Malgré tout ce calibre prog, on oublie presque de s'en servir! Pleins feux sur Marie-Claire (avec un son qui ressemble pas mal celui de son frère Richard, la même année), les timbres progressifs n'existent que pour quelques moments trop brefs. Seul « La Chanteuse » ose, premièrement à coups d'instruments plutôt acoustiques avant de s'aventurer dans du territoire Steve Hackett pour la finale. La majorité des pièces de ces deux albums y apparaissent à la « Collection Émergence » sortie sur CD en 1997 signée Les Séguin. Après un court recul au début des années 1980 (comme bien des artistes), Marie-Claire continue de composer et chanter jusqu'à ce jour.
Each of Marie-Claire's solo moments in Les Séguin's recorded catalogue was a pleasant ballad... Who would have thought that her ensuing solo career would bring her into prog territory? For Marie-Claire's first eponymous album, released in 1978, producer Louis Valois (Harmonium's bassist) invites several bandmates into the studio, including pianist Neil Chotem, guitarist Robert Stanley, drummer Denis Farmer, guitarist Serge Fiori and flutist/saxophonist Libert Subirana. "Chanson d'amour pudique" distills the musicians' musical forces into a brand new musical amalgam. One could be tricked into believing all is back to normal upon listening to the intro of "Requiem pour les vivants"... Surprise! The song's chorus answers Québec prog-rock group Octobre, Marie-Claire's voice besting Pierre Flynn's emotional delivery before dissolving into a "nighttime" solo conjured from Subirana's saxophone. Even the most common songs occasionally come up with a progressive ace, be it for as little as a few seconds.

Subirana takes his turn as producer for the second eponymous album, released in 1979. Chotem returns on keyboards, joined by Serge Locat (another ex-Harmonium member) and Yvan Ouellet (ex-Toubabou), while the other instruments are handled by drummer Pierre Hébert (Octobre), guitarist Serge Vallières (ex-Vos Voisins and VEBB), bassist Yoland Houle (ex-Eclipse), etc... Despite all this prog calibre, there is surprisingly little "prog" on the album. Instead, all eyes are on Marie-Claire (with a sound not unlike that of her brother Richard, the same year), the progressive moments are brief and few. Only "La Chanteuse" dares to be progressive, starting off with mostly acoustic instruments before venturing into the land of Steve Hackett for the finale. The majority of songs off these two albums appears on CD within the "Collection Émergence" from 1997, credited to Les Séguin. After a brief retreat at the beginning of the 1980s (as many a Québec artist), Marie-Claire continues to write and sing to this day.