Peintre et sculpteur depuis le début des années '80, les deux premières oeuvres artistiques signés Michel Madore était aux années '70, dans le domaine musical. Bien que trois ans se sont écoulés entre la parution de ses albums, l'enregistrement des deux est débuté en 1975. Le premier ne prend que dix-huit mois à compléter, le deuxième au-delà de trois ans. « Le Komuso à cordes » voit un groupe complet participer à deux côtés instrumentaux de psych/prog à influence jazz, démontrant également des tendances freak-out. Bien que les mélodies du synthétiseur moog à Ron Proby semblent venir d'un monde inconnu, les interjections de celui-ci au saxophone soprano portent l'emblème de la planète Gong. Les contributions de Madore à la guitare et aux cordes synthétisées offrent le calme sur lequel les autres participants tempêtent. Le bassiste Fernard Durand (du groupe Dionysos) apparaît à une pièce sur l'album. Le deuxième album, « La Chambre nuptiale » pourrait aussi bien être le travail entièrement d'un autre musicien, tant qu'il est différent du premier. Album conceptuel marié à l'art visuel, tous les instruments sont joués par Madore lui-même, claviers, guitare, percussion, instruments à vent et effets sonores. Musique ambiante, impressionniste, du space-prog même, la comparaison la plus apte serait à un jeune Tangerine Dream à l'époque « Alpha centauri ». Le deuxième côté débute avec un réarrangement de la « Marche nuptiale » de Mendelssohn. Les deux albums sont étonnants de façons tout entièrement différentes, le premier étant davantage d'intérêt rock progressif, l'autre pour les connaisseurs de musique électronique.

Although he has been a painter and sculptor since the early 80s, artist Michel Madore was first a musician, recording two albums in the 70s. Although released three years apart, recording for both actually began in 1975; the first took eighteen months to complete, the latter more than three years. "Le Komuso à cordes" is a full-band effort, two instrumental sides of jazzy psych/prog with freak-out tendencies. Ron Proby contributes otherworldly moog lines and Gong-inspired soprano sax interjections at turns. Madore, on guitar and string synths, is often the calm against which the others storm. Dionysos bassist Fernand Durand participates on one track. "La Chambre nuptiale" ("The Wedding Chamber") might as well be another artist altogether. A conceptual work tied in with visual art, the music comes solely from Madore's keyboards, guitar, percussion, woodwinds and sound effects, rather than a full band. Ambient, impressionist and spacey, the most apt comparison is early Tangerine Dream circa "Alpha Centauri". Side two opens with a rearrangement of Mendelssohn's "Wedding March". Both albums are stunning, although in completely different ways, the first having more of a progressive rock appeal and the second being suitable for e-music aficionados.